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Singles / Sénégal

FAUT PAS FORCER, un clip envoûtant qui glorifie les femmes

Keyzit « Faut pas forcer », un titre sensuel dans lequel les femmes sont reines et chefs (d’orchestre)

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« Fighting » était la chanson qui a fait connaître le groupe Safary du public dakarois en 2012, et les trois femmes qui le composent ne se sont jamais détournées du programme et de l’état d’esprit annoncés par ce premier titre.

Comme elles le confient au journal en ligne sénégalais setal.net à propos de leur morceau « Fat Ndiaye Coumba Anta » : « Ce nouveau single est aussi un hommage à toutes les femmes battantes, celles qui officient dans des bureaux, les vendeuses de cacahuètes ou encore celles qui vendent du poisson au marché. »

Les charismatiques et iconiques Khadija, Maria et Défa militent et se mettent donc au service de combats sociétaux. Dans « Life say say » elles dénoncent ainsi la prostitution, le viol tout comme le vol.

Leurs chansons cependant sont aussi dansantes, mélangeant le rythme du mbalax – typiquement sénégalais -, le style afro et la musique plus moderne.

En parallèle Safary revendique fièrement son identité sénégalaise, affichant des instruments locaux et chantant très largement en wolof, avec cependant quelques incursions, comme pour les refrains, en français et en anglais.

Cette année s’avère à n’en pas douter une grande année pour les trois divas, puisqu’est sorti leur ep « Destination Sénégal », contenant la chanson éponyme, « Mon chocolat » et surtout « Faut pas forcer », point culminant des trois artistes de la maison de disque Keyzit.

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Dans l’écrin d’un clip magnifiquement réalisé par Reverse Studio, Khadija, Maria et Défa étincèlent et se révèlent d’une désarmante beauté, d’un éclat princier, auroral. Le titre est beau, maîtrisé, symboliquement fort et a d’ailleurs connu un engouement important et mérité.

Dans l’élégante vidéo accompagnant « Faut pas forcer », les trois chanteuses de Safary portent des vêtements magnifiques, maquillées avec beaucoup de soin, séjournent dans des trônes et détiennent clairement le pouvoir face à des hommes muets et dédiés à leur service, presque des hommes-objets secondaires et beaucoup moins filmés que ces dames – un retournement de situation qui dans le monde musical dominé par la phallocratie fait un bien fou !

Le clip, magnétique, embelli par une lumière caressante et de somptueux décors et costumes se laisse regarder plusieurs fois sans problèmes.

Les trois reines de Safary entretiennent de surcroît tout au long du clip une maligne complicité avec le spectateur, ne lésinant pas sur les clins d’œil et autres grands sourires malicieux captés en plans rapprochés, avant qu’une jeune danseuse non moins charmante n’apparaisse…

Zoom

Un clip réalisé par Reverse Studios

Reverse Studios est un studio d'enregistrement basé à Dakar.

Doté du matériel d'enregistrement de dernière génération, la structure réalise des spots publicitaires, des vidéos clips, des infographies, des shooting photos, de l’identité visuelle, de la vectorisation et de la couverture événementielle.

Matthias Turcaud

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