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Concerts / Sénégal

Yoro Ndiaye et Faada Freddy, deux ambassadeurs de charme du pays de la Téranga

Les deux stars sénégalaises ont emporté l’adhésion et l’affection du public parisien lors d’un concert chaleureux et intimiste

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Rien de mieux que deux stars de la musique sénégalaise pour promouvoir le pays de la Téranga. Programmés par le Centre Wallonie-Bruxelles de Paris à l'occasion du Festival Francophonie Métissée, ces deux atouts de charme s’appelaient hier : Yoro Ndiaye et Faada Freddy.

L’étoile montante de la musique sénégalaise Yoro Ndiaye a entamé la soirée accompagné de son groupe « Yoon Wi », le « chemin » en wolof, composé de quatre musiciens : un balafoniste joueur, un percussionniste inspiré, un bassiste groove et un guitariste auteur de belles envolées électriques. A la guitare et au chant, Yoro donnait le tempo et l’élan.

Auteur et compositeur, Yoro Nidaye nous aura surtout séduits par sa voix, puissante et douce, qui par certains côtés, nous évoque celle de Youssou Ndour à ses débuts. L’ensemble jouera plusieurs titres de son dernier album « Laamiso » qui appelle à la tolérance et la connaissance de l’autre. Cadeau ultime et clou de la soirée, Yoro nous offrira une très belle reprise de « Tajabone » d’Ismaël Lo, reprise en chœur par le public  (la vidéo est à retrouver sur la page Facebook d’Africavivre). Moment tendre et magique. Avant de conclure sa prestation en jouant un de ses derniers succès, le titre « Bella ».


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Entracte de dix minutes et la tension dans le public monte d’un cran. L’attente et l’excitation sont palpables. L’arrivée sur scène de Faada Freddy déclenche les applaudissements et les cris de joie de certains, ou plutôt certaines, fans. Car il est vrai que depuis son concert complet au New Morning en mai dernier, Faada Freddy s’est fait un nom auprès d’un certain public parisien en quête de belles voix soul mélodieuses. De même lors de sa tournée des Festivals cet été en province et en Europe où il a su conquérir un public mélomane exigant. Un public fidèle à l'artiste s'est peu à peu constitué. Et Faada Freddy le lui rend bien.

Chapeau melon vissé sur le crâne, longues locks, costume noir 19ème avec gilet sur chemise blanche, le personnage est seul en scène, avec sa guitare. Pas de problème. L’orchestre vocal professionnel n’est pas là. Mais le public oui. Solaire, mutin, regard presque enfantin parfois, Faada demande au public de l’accompagner. Les connaisseurs se regardent dans la salle d’un air entendu. Faada chante une mélodie. Ce sera le premier choeur. Une deuxième mélodie, ce sera pour la seconde voix du second choeur. Puis, une troisième voix par un autre groupe…

« Lost », « Reality », la reprise de « Little Black Sandals » de Sia, celle de « I need dollar » d’Aloe Blacc… « Tempboy » avec son complice de la Daara J Family et meilleur ami Ndongo D, , qui le rejoint sur scène. Pour le plus grand plaisir des fans du groupe de hip-hop, pour qui ce son qui évoque avec nostalgie l'époque de l'enfance, est d’une beauté absolue. Entre les titres, Faada Freddy nous explique les conditions dans lesquelles il a composé telle chanson, nous donne des conseils de vie qu'il suit lui-même, nous fait rire en imitant les chanteurs de films « Bollywwod » au moment de réaccorder sa guitare…

Une prestation généreuse, humble et chaleureuse. A l’image de cet artiste à l’ascension fulgurante…

 

Faada Freddy - We sing in time en live

Zoom

Faada Freddy, bientôt au Trianon

Lenny Kravitz, Bernard Lavilliers, André Manoukian, Nagui, Grand corps malade, des artistes de tout horizon l'encensent. Preuve qu'il a bien ce "petit grain en plus" que les autres n'ont pas et que l'on nomme " talent ", voire " génie ".

Partout où il passe, Fadaa Freddy marque les gens par sa gentillesse, son humilité mais surtout sa personnalité, si généreuse. Que dire de sa voix, au timbre soul naturel, au registre ample de plusieurs octaves...  

Laissez-vous, vous aussi, séduire... L'artiste nous donne rendez-vous dans la très belle salle parisienne du Trianon, le 28 novembre. Vite, vite, prenez vos places !

Lola Simonet

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On ne va tout de même pas se quitter comme ça !

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