Murambi, le livre des ossements de Boubacar Boris Diop

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Murambi, le livre des ossements
de Boubacar Boris Diop
Aux Editions Zulma
Le génocide rwandais décrypté par la plume d'un écrivain africain dans un superbe et terrible roman.

 

"Rwanda, écrire par devoir de mémoire" est un projet unique porté par l'association Fest'Africa qui a proposé à plusieurs écrivains, 4 ans après le génocide, de séjourner à Kigali.

L'écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop est perplexe devant cette initiative, il change rapidement d'avis : "Les discussions avec les rescapés et les tueurs tout comme les visites des sites du génocide des Tutsi ont été une leçon d'histoire que j'ai voulu à tout prix partager avec mes lecteurs".

Murambi, le livre des ossements est bien plus qu'un roman sur ce que Boubacar Boris Diop appelle le génocide des Tutsi du Rwanda en opposition à la thèse du double génocide.

C'est une oeuvre utile pour saisir l'indicible, pour mettre des mots sur des horreurs inimaginables.

Mumrambi, le livre des ossements donne à voir une myriade de destins individuels pendant le génocide avec la volonté de l'auteur d'être fidèle au vécu de ses interlocuteurs sans prétendre à la neutralité de l'homme de science.

A travers ce passage à l'acte assumé de devoir de mémoire, c'est le meilleur de la création littéraire que nous offre Boubacar Boris Diop.

Un gros coup de coeur Africavivre !

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Une expérience littéraire sans précédent

Mumrambi, le livre des ossements a vu le jour grâce à l'initiative de Fest'Africa d'impliquer une dizaine d'écrivains africains dans la réflexion sur le génocide de 1994 au Rwanda.

C'est une véritable résidence d'écriture collective qui s'est créée à l'hôtel La Mise Hôtel à Kigali. Les écrivains sur place ont ainsi pu prendre pendant 2 mois toute la mesure du génocide des Tutsis et écrire par "devoir de mémoire".

Les écrivains présents, outre Boubacar Boris Diop, sont Koulsy Lamko (Tchad), Tierno Monenembo (Guinée), Véronique Tadjo (Côte d’Ivoire), Jean-Marie Vianney Rurangwa (Rwanda), Nocky Djedanoum (Tchad), Monique Ilboudo (Burkina Faso), Abdourahman Ali Waberi (Djibouti), Meja Mwangi (Kenya) et Vénuste Kayimahé (Rwanda).

 

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