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Expo-Beauté-Congo-1926-2015-CONGO-KITOKO

décembre 2015 / Expos / République Démocratique du Congo

5 étoiles

Expo Beauté Congo, 1926-2015 CONGO KITOKO

Prolongation jusqu’au 10 janvier 2016 – Fondation Cartier - 261, boulevard Raspail, Paris 14ème Véritable enchantement visuel et auditif, cette exposition est un incontournable de l’année 2015.

« Cette exposition est le fruit du hasard et de la nécessité. Le hasard des contacts entre des hommes, des Congolais et des Européens, séparés par leurs racines, leur culture, et la nécessité d’en suivre le fil tout au long d’une histoire de quatre-vingt-dix ans pour présenter ce qu’ils ont produit : cette somme d’œuvres magistrales, demeurées inconnues pour la plupart, qui témoignent de l’ardeur artistique du Congo, ignorée jusqu’ici. »
André Magnin, le Commissaire général 

Avec ses 12 millions d’habitants, la capitale de la République Démocratique du Congo, Kinshasa appelée aussi Kin-la-Belle, regorge d’artistes de talents qui ne demandaient qu’à être mis en lumière et reconnus pour leur talent. C’est le pari qu’à tenu André Magnin réunissant des peintres, des bédéistes, des photographes et des musiciens autour de son projet. Sur une période de prés de 90 ans, c’est un monde artistique qui est mis à l’honneur.

Difficile de ne pas être enthousiaste lorsque l’on pénètre dans l’enceinte de la Fondation Cartier pour découvrir cette exposition.

Monsengo-Shula-Ata-Ndele-Mokili-Ekobaluka

Monsengo Shula, Ata Ndele Mokili Ekobaluka (Tôt ou tard le monde changera), 2014
Collection privée © Monsengo Shula


En effet, les couleurs vives et chatoyantes des peintures nous donnent le sourire en nous réchauffant le cœur. Les peintures figuratives et les bd nous plongent quant à elles, dans le quotidien des Kinois entre humour et revendications sociétales.

Très bien ficelée, cette exposition nous permet à la fois d’apprécier visuellement le travail d’un Monsengo Shula ou d’un Chéri Benga mais aussi de nous ambiancer sur des sons du groupe OK Jazz et du chanteur Papa Wemba pour ne citer que ces derniers. Il y en a en effet pour tous les goûts à l’exposition Beauté Congo Kitoko.

Jean-Depara

Jean Depara, Sans titre, c. 1955-1965 - Collection Revue Noire, Paris © Jean Depara


Ce qui est agréable c’est de pouvoir déambuler dans les allées au rez-de-chaussée et de s’arrêter auprès des bornes qui diffusent en continu des bandes sons et des vidéos pour nous mettre dans l’ambiance.

Au sous-sol, c’est un tout autre monde. Nous sommes accueillis par les sculptures hors du commun des artistes Bodys Isek Kingelez et Rigobert Nimi. Intrigantes elles sont garantes d’un monde nouveau et futuriste qui révolutionnerait le Congo.

Il y a aussi les photographies de portrait de Jean Depara et Ambroise Ngaimoko qui témoignent de la jeunesse congolaise et festives des sixties. Bien sûr cette liste n’est pas exhaustive. On trouve également des œuvres datant des années 20, lorsque les élèves de Elisabethville, aujourd’hui Lumumbashi, deux ville du Congo s’adonnaient à l’art moderne.

Une exposition à ne manquer sous aucun prétexte.


Beauté Congo - " Kitoko " par André Magnin - 2015

Les plus d’une expo qui marche

Avec une forte fréquentation depuis le mois de juillet 2015, l’exposition Beauté Congo Kitoko s’est dotée de petits plus qui lui permettent d’être toujours aussi dynamique et attrayante.

Ateliers pour enfants :
Le samedi à 11h, une visite ludique en famille en compagnie d’un médiateur culturel.
Le mercredi et le samedi à 15h, les ateliers créatifs et originaux animés par des créateurs.

Les soirées nomades :
Des artistes et des personnalités proches de la scène congolaise investissent le temps d’une soirée les espaces d’exposition ou le jardin de la Fondation Cartier.

La librairie :
Vente du catalogue de l’exposition qui est un ouvrage de référence sur la création artistique du Congo. Des textes de spécialistes, accompagnés d’entretiens avec les artistes permettent d’approfondir les contextes artistiques et historiques dans lesquels les œuvres exposées ont vu le jour. 380 pages, 47€
L’album de l’exposition : 48 pages, 10€
Un livre de coloriage de l’artiste Chéri Samba : 24 pages, 9€

Pour finir, en exclusivité sur le site de la Fondation Cartier, www.fondation.cartier.com : des récits inédits sous forme d’une planche par jour jusqu’au mois de novembre 2015 ont été produits par l’artiste Sa Majesté, Empereur Papa Mfumu’eto Ier.

Diane N.

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