Le drame de Lampedusa vu par la presse

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Le drame de Lampedusa vu par la presse

Retour sur le traitement médiatique de la catastrophe de Lampedusa.

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Après le naufrage de Lampedusa, nous tenions à rendre hommage à tous les Erythréens et tous les Somaliens qui ont trouvé la mort à travers une revue de presse spéciale.

Retentissante par son ampleur (359 morts selon le dernier bilan), cette catastrophe a fait cette fois-ci l’objet d’une attention particulière.

Pour les journaux italiens, c’est l’émotion que ce nouveau naufrage a suscité à Lampedusa qui est mise en avant. Le magazine L’Espresso propose que le prochain prix Nobel soit attribué aux habitants de l’île, irréprochables dans leur attitude vis-à-vis de ces boat people et toujours prompts à secourir les survivants.

Le Corriere della Sera relate les propos de la maire de l’île, très choquée, qui « ne savait plus où mettre les corps ». 

Ailleurs, on évoque les conséquences politiques. Une semaine après la catastrophe, le Guardian appelle l’Europe à « repenser sa politique migratoire ».

Le-Monde-Lampedusa 200


Le Monde
se tourne vers l’Afrique et se fait écho du président du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, qui « en appelle à un sommet international sur l'émigration ».

Zoom

Un écho qui reste insuffisant

Malgré la couverture médiatique, la question des naufrages échouant chaque semaine aux portes de l’Europe ne reçoit pas le traitement qu’elle mérite au vu de la gravité de la situation.

Les médias ont une responsabilité en tant que vecteur de signaux forts. Cela peut passer par la construction et la diffusion virale d’un cliché marquant (comme celle de Kim Phuc, cette jeune fille brûlée par le napalm, devenue la figure des victimes au Viêt-Nam). 

Cela peut aussi passer par des Unes mémorables, comme celle de Libération au lendemain du massacre de Toulouse, publiant le nom et l’âge des victimes sur fond noir.

Il est en tout cas urgent de chercher des symboles capables de capter l’attention de l’opinion, afin que ces naufrages soient définitivement considérés comme la priorité humanitaire numéro 1 en Europe.

Romain Dostes

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