Liz-McComb

Concerts africains, concerts sur l'Afrique / La Nouvelle-Orléans

Liz McComb, une Diva made in USA

Ce samedi 8 novembre, sur la scène de l’Embarcadère à Aubervilliers, Liz McComb clôturait la 15ème édition du Festival Villes des Musiques du monde.

Partager cet article

Lors de cet événement dédié aux musiques de la Nouvelle-Orléans, Liz McComb nous a offert un show à l’américaine digne des Nina, Tina et autres divas qui ont l’art de vous laisser baba.

Elisabeth McComb est originaire de l’Ohio. Elle grandit, chaperonnée par une mère prédicatrice, dans un univers très religieux.

Jeune, elle chante dans la chorale de son église et découvre le jazz aux côtés de son frère trompettiste. Elle joue d’abord du violon puis décide d’apprendre en autodidacte le piano.

Trois de ses grandes sœurs forment le groupe The daughters of Zion. The Staple Singers, le groupe familial de Roebuck Staples, Sister Rosetta Tharpe et surtout Mahalia Jackson constituent le socle musical qu’admire et qu’étudie la jeune Elisabeth. 

LizMcComb-Brassland

Brassland, dernier opus de Liz McComb réalisé entre Paris, New York, Kingston et La Nouvelle Orléans.


Adulte, elle intègre le groupe The Jean Austin Singers et participe à une tournée européenne de blues et de gospel, « Roots of Rock And Roll ». Avec ce groupe, elle commence à se tailler une place sur la scène internationale.

En parallèle, elle joue dans des festivals réputés (Montreux Jazz festival et le Negro Spirituals and Gospel Songs de Monte-Carlo) et assure les premières parties de Ray Charles et de James Brown. Fin des années 1980, elle est récompensée du Prix Mahalia Jackson pour son album enregistré en duo avec Greg Hunter.

A partir des années 1990, sa carrière prend un nouveau tournant. Elle rencontre un Français, Gérard Vacher, qui sera son producteur. Elle entame alors une série de concerts en France et à travers le monde en passant par l’Afrique. Partout où elle passe, les salles sont combles et elle emporte le public à l’aide de ses compositions ou de ses reprises de classiques du répertoire soul ou gospel. 

Et c’est bel et bien une grande voix de la musique religieuse afro-américaine qui se dévoile ce samedi dernier sous nos yeux et à nos oreilles impatients. Liz, munie d’une énergie étonnante et d'une voix rauque de mezzo soprano, file les notes comme autant de perles musicales. Elle mène le concert d’une main de chef. Et guide son public et ses musiciens sur la voie divine.


LIZ MC COMB - Oh when the saints (Victoires du jazz)

Zoom

Un show à l’américain sans fausse note

Ce concert est un joyeux mélange de chants religieux (Go down moses et Joshua fit the battle of Jericho ), de morceaux jazzy (I need you et What a wonderful world) et d’ardents groove (Soul say yes et Bassin street blues).

Un camaïeu de morceaux choisis parmi les 21 titres de Brassland. Un opus récemment réalisé entre Paris, New York, Kingston et La Nouvelle-Orléans. Liz est une époustouflante prêtresse de cérémonie. Sa ferveur et sa joie sont contagieuses. Elle parviendrait presque à nous convaincre de consacrer notre vie à Dieu.

Cependant l’improvisation et l’émotion inattendue ne trouvent pas leur place. Ce show à l’américaine est beau et sans fausse note, mais peut-être manque-t-il d’un peu de spontanéité.

 

Eva Dréano

Article précédent
Pedro Kouyaté en images et en musique !
Article suivant
Brenda Fassie: la Madonna sud-africaine des années 80
 
Ajouter un Commentaire
Code de sécurité
Rafraîchir