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Théâtre / Congo-Brazzaville

FESTIVAL MANTSINA SUR SCENE, le théâtre plutôt que les maquis

Une seizième édition dirigée vers la jeunesse...

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Placée sous le thème du "dynamisme de la jeunesse", la seizième édition du festival Mantsina sur scène à Brazzaville entend justement rendre hommage à l'élan d'une jeunesse pleine de promesses, et leur donner le goût du théâtre.

En parallèle, la directrice du festival, Sylvie Dyclo-Pomos, a aussi eu l'idée de proposer à des jeunes de s'initier aux métiers de la scène.

"Nous avons voulu faire un focus sur la jeunesse, la jeunesse un peu désorientée. Elle ne sait pas que faire, où aller. Au lieu d'aller dans des débits de boissons, nous voulons que la jeunesse s'intéresse à l'art", a ainsi déclaré la directrice.

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Parmi les spectacles proposés, on relève "La gueule de rechange" de Sony Labou Tansi, "Cahier d'un retour au pays natal" d'Aimé Césaire, "Le bal de Ndinga" de Tchicaya U' Tamsi, "L'Ours" d'Anton Tchekhov, ou encore "Hamlet" de William Shakespeare, ou "7 millions de voisins" de Giovanni Sèdjro Houansou.

La pièce "Echo", de Xavier Maurel, s'est, elle, jouée dans la forêt de la patte d'Oie, pour une expérience particulière et riche en sensations. "Pain béni" d'Ornella Mamba parle, lui, de la guerre, et de l'exploitation des enfants dans les mines de coltan.

Pour atteindre un public élargi, le festival Mantsina sur scène a choisi de présenter des spectacles dans des lieux très accessibles, comme celui de l'ouverture, joué dans une simple cour éclairée de quelques projecteurs, en plein coeur du quartier populaire de Makélékélé. La pièce, adaptée d'un texte de Mambou Aimée Gnali, abordait les thèmes de la polygamie et de la place de la femme.

Le metteur en scène Jehf Biyéri a apprécié les conditions de représentation, expliquant : "Le public est plus proche de l'acteur qui joue. Comme si nous étions à la maison et que nous nous parlions."

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L'incontournable Sony Labou Tansi

Connu pour sa plume acérée et ses convictions politiques, Sony Labou Tansi a abordé des sujets interdits, comme la corruption du pouvoir et la résistance.

Il a dévoyé les codes occidentaux par une esthétique anti-naturaliste et un langage revisité. 

Il a fondé, en 1979, le Rocado Zulu Théâtre de Brazzaville. 

Labou Tansi a publié des romans tels que "La Vie et demie", "L'Anté-peuple" ou "L'État honteux". Parmi ses pièces, on compte "La Rue des Mouches", "Antoine m'a vendu son destin", "Moi, veuve de l'empire", "Le Coup de vieux"...

Matthias Turcaud

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