Le réveillon Papa Kourand 2012 au Comptoir Général

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Le_reveillon_papa_kourand_2012Concerts / Congo Brazzaville
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Le réveillon Papa Kourand 2012 au Comptoir Général
31 décembre 2011/ 1er janvier 2012
2012 sera africaine ou ne sera pas !

 

La venue de Papa Kourand au Comptoir Général devait lancer l’année 2012 sous le signe de l’Afrique. Retenu au Congo pour un problème de visa, sa venue attendra...

Le Réveillon s’est donc déroulé sans lui, mais le passage à la nouvelle année s’est tout de même effectué sur les rythmes de la musique africaine. Rumba, coupé-décalé, zouglou, rap sud-africain, kigoma angolaise : le set des DJS a consacré une place très importante à la musique de l’ensemble du continent.

Papa Kourand, le pape de la Zansa

Au fil des années, Papa Kourand est devenu l’ambassadeur de la zansa, cette musique qui tire son nom de l’instrument en bois et en lamelles de métal qu’on pianote avec les pouces. Proche de la rumba, la zansa de Papa Kourand se rapproche aussi de l’art des griots par la qualité de ses textes.

Soutenu par le collectif Secousse, à l’origine de la création du Comptoir Général, cet artiste congolais au look décalé est devenu la mascotte de ce bar tout à fait exceptionnel.  Sa venue, qui devrait avoir lieu courant 2012, y est annoncée à grand renfort de prospectus, autocollants et autres badges rappelant les campagnes présidentielles africaines. Le collectif doit aussi soutenir l’enregistrement et la diffusion de la musique de Papa Kourand.

 

 

 

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Le Comptoir Général, ou comment voyager en Afrique sans quitter Paris

Situé sur les bords du canal Saint-Martin, Quai de Jemmapes, cet espace surréaliste ouvert en 2011 a connu un succès fulgurant et est devenu en moins d‘un an un lieu branché de la capitale.

Le lieu qui a été conçu à l’aide de décorateurs de cinéma fait la part belle à l’Afrique. On y trouve un cabinet de sorcellerie inspiré des marchés vaudou du Togo ou du Bénin, ou des pancartes publicitaires comme celles des boutiques d’artisans qu’on rencontre du Sénégal jusqu‘au Zimbabwe.

En rentrant, à droite, les concepteurs ont même reproduit l’étal typique des femmes vendant les produits alimentaires sur les marchés africains. Outre la décoration, le lieu tout entier ressemble à une immense école investie par une nature sauvage.

Depuis peu, un musée de la Françafrique assez décalé a même été ouvert au sein de cet espace. Sont exposés non sans ironie les portraits des dirigeants africains soutenus par la France, ainsi qu’une collection de pagnes sur lesquels sont imprimés des visages de chefs d’État africain.

Un lieu unique, à voir absolument.

Romain Dostes

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