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Concerts / Bénin

Poly-Rythmo, les papis béninois font de la résistance

Ayant accompagné les indépendances et les plus grands chanteurs du continent (Fela Kuti, la Togolaise Bella Bellow, Miriam Makeba, les Congolaises Tshala Muana et Mbilia Bel…), le Tout puissant orchestre a ambiancé dans les années 60-70 les soirées de toute une génération.

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Avec plus de 42 ans d’existence et 500 albums à leur actif, ils étaient programmés le 30 juillet dans le Black Summer Festival.

Impossible donc de manquer la venue à Paris de « l’un des meilleurs groupe de funk du monde ». 

Nous nous devions d’inaugurer la piste de danse du Cabaret Sauvage et de marquer les rythmes Funk, Soul, Reggae, Afrobeat, Jazz, Hip-Hop, Blues et Salsa par nos pas tant bien que mal rythmés. En retour, l’orchestre dans un style irréprochable, chaussures blanches, pantalons blancs, chemises wax et gobi, chapeaux béninois bien droits, alterne les rythmes et les références musicales.

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Cloche à vache, puis congas, nous sommes transportés dans la mer des Caraïbes, à Cuba. Riffs de guitare électrisés, nous sommes au Congo et en Centrafrique. L’orchestre entonne des airs de rumba et de montengéné. Nous ne contrôlons plus, ni nos hanches, ni nos genoux.

Ces rythmes sont présents dans les morceaux Ne te fâche pas - Cotonou Club 2011, Ma vie - Cotonou Club 2011. Instruments à vent, batterie en tête et voix qui déclame, bienvenue dans l’univers de l’afrobeat avec C’est lui ou c’est moi, Mariage et Lion is burning.

Nos corps se tendent, pour finir le concert dans un apaisement parfait. Il semble que les papys béninois ne soient pas fatigués de nous faire danser.

Gbeti Madjro, un des deux morceaux qui a rendu célébre l'Orchestre Poly-Rythmo à travers l'Afrique

Zoom

L’orchestre Poly-Rythmo, un trésor exhumé

En 2007, Elodie Maillot, journaliste à France culture, part au Bénin.

Elle souhaite rencontrer l’orchestre et enregistrer une émission radio avec eux. Elle les retrouve à Abomey où ils sont invités à se produire. Ils jouent toujours de la musique mais l’âge d’or du Tout puissant orchestre est bel est bien derrière eux.

Pourtant, lorsqu’ils interprètent l’un des deux morceaux qui les a rendus populaires, Angelina, la journaliste est transportée. Et ce, malgré l’absence de certains des membres fondateurs du groupe. Bernard Zoundégnon décède en 1982. Eskill Lohento en 2006.

Elle se décide à les aider à réaliser leur plus grand rêve : jouer en France. Mais faire venir en Europe un orchestre de 11 papys, sans instrument et sans passeport, n’est pas chose aisée. Le défi est pourtant réussi ! En 2009, ils sont invités à se produire sur la scène de Jazz à la Villette. Le groove et la funk attitude sont toujours au rendez-vous.

En 2010, Poly-Rythmo fait le tour du monde des festivals. Pour notre plus grand bonheur, le Tout puissant orchestre Poly-Rythmo connaît une seconde vie en Europe. Aussi, pour voir les papys les plus groovy d’Afrique, à vos agendas. Ils sont programmés cet été dans plusieurs villes de France et d’Europe.

Eva Dréano

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On ne va tout de même pas se quitter comme ça !

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