Raharimanana
20 et 21 mars 2018

Parfois le vide, Performance musicale et littéraire du malgache Raharimanana

Au Tarmac, Paris 20ème

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Depuis ses premiers écrits, le poète, romancier et dramaturge malgache Raharimanana traque la musique des mots dans ses lignes 

Il en joue tel un musicien de ses notes sur la portée. Il en goûte l’harmonie comme la discorde. Il fait vibrer les cordes des voyelles, le souffle des consonnes.

« Les mots lents à tant de vents les mots sans à l’auvent des ans. »

Pas étonnant dès lors que la musique soit si présente dans ses spectacles. Il ne s’agit pas d’une musique d’accompagnement ou d’ornement mais d’une musique consubstantiellement liée à la parole, toutes deux exigeantes, radicales, dressées drues au service du propos.

Au bord du vide, sur une crête fragile, avec son complice Tao Ravao, la voix lyrique de soprano Géraldine Keller et les percussions de Jean-Christophe Feldhandler, le poète scande le scandale du monde, et par la force de la poésie, fait face à sa violence.

« Mondialisation. Monde fait aliénation. »

Ensemble, ils font entendre une parole insurgée, insoumise et mutine, portée par « un seul chant, la rhapsodie du vent porteur et du vent migrateur ».

Raharimanana n’a pas la poésie candide et, s’il suggère la douceur pour vaincre, s’il crée le beau pour abattre le laid, il offre un spectacle intransigeant et fort, conspuant les « pourvoyeurs de démocratie ».

« La fierté est le socle de mon debout. »

Texte, voix, mise en scène : Raharimanana
Musiques : Tao Ravao (cordes), Jean-Christophe Feldhandler (percussions)
Voix, chant, flûte traversière : Géraldine Keller
Regard extérieur : Nina Villanova
Sons : Claude Valentin
Lumière : Vincent Guibal

Infos pratiques : http://www.letarmac.fr/la-saison/spectacles/p_s-parfois-le-vide/spectacle-146/

Depuis ses premiers écrits, le poète, romancier et dramaturge malgache Raharimanana traque la musique des mots dans ses lignes. Il en joue tel un musicien de ses notes sur la portée. Il en goûte l’harmonie comme la discorde. Il fait vibrer les cordes des voyelles, le souffle des consonnes.

« Les mots lents à tant de vents les mots sans à l’auvent des ans. »

Pas étonnant dès lors que la musique soit si présente dans ses spectacles. Il ne s’agit pas d’une musique d’accompagnement ou d’ornement mais d’une musique consubstantiellement liée à la parole, toutes deux exigeantes, radicales, dressées drues au service du propos.

Au bord du vide, sur une crête fragile, avec son complice Tao Ravaola voix lyrique de soprano Géraldine Keller et les percussions de Jean-Christophe Feldhandler, le poète scande le scandale du monde, et par la force de la poésie, fait face à sa violence.

« Mondialisation. Monde fait aliénation. »

Ensemble, ils font entendre une parole insurgée, insoumise et mutine, portée par « un seul chant, la rhapsodie du vent porteur et du vent migrateur ».

Raharimanana n’a pas la poésie candide et, s’il suggère la douceur pour vaincre, s’il crée le beau pour abattre le laid, il offre un spectacle intransigeant et fort, conspuant les « pourvoyeurs de démocratie ».

« La fierté est le socle de mon debout. »

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