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4 et 5 mars 2017

Salon anticolonial à l'occasion de la Semaine Anticoloniale

La Bellevilloise - 21 rue Boyer Paris 20ème

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A l'occasion de la Semaine Anticoloniale se déroule à La Bellevilloise à Paris le Salon Anticolonial.

Un programme exceptionnel !

Exposition : Angela Sept

Angela Magnatta est artiste affichiste, elle dessine des portraits de femmes qui ont marqué l’histoire sociale. Elle utilise essentiellement l’affiche comme support et réalise aussi des peintures sur toile. Ses convictions en tant que militante féministe, antiraciste, anti-impérialiste et pacifiste définissent ou orientent largement son travail.

A l’occasion de la Semaine Anticoloniale, elle a réalisé des portraits de femmes mais aussi de quelques hommes ayant marqué les luttes antiracistes et anti-coloniales.

http://sept-art.fr/

Dimanche 5 mars à 16h à l’Espace Librairie : Présentation de l’ouvrage collectif Urgence antiraciste - Pour une démocratie inclusive (Ed du Croquant, mars 2017).

Cet essai paraît dans une période électorale où la récupération des questions identitaires est monnaie courante. En temps de crise du système néo-libéral et au motif de la « guerre contre le terrorisme », les politiques nationalistes et sécuritaires gagnent du terrain. L’affaire Adama Traoré, l’affaire Théo… autant de marqueurs d’une actualité ambivalente, qui questionne le racisme institutionnel et met à l’ordre du jour la fin de la colonialité des savoirs et des pouvoirs, base des xénophobies.Il s’agit, pour ce faire, d’ancrer les mobilisations antiracistes en France dans leur environnement international. L’« intersectionnalité » des dominations d’origine, de genre, liées au statut social… rend nécessaire par ailleurs de relier les luttes émancipatrices des catégories concernées.

en présence de quatre auteurs du collectif : Nils Andersson - Adda Bekkouche - Gilles Manceron - Evelyne Perrin.

SAMEDI 4 MARS

SALLE FORUM

10h - 11h30 : Rroms, mineur-e-s isolé-e-s et jeunes majeur-e-s étranger-e-s : Interdits d’école !

Une partie de l’enfance et la jeunesse de France est aujourd’hui Interdite d’école.

Parce qu’ils sont pauvres et perçus comme roms, habitent avec leurs parents dans des squats et des bidonvilles, parce qu’ils sont "mineurs isolés étrangers" ou "jeunes majeurs", l’Etat les prive arbitrairement du droit élémentaire à l’Éducation, leur interdit l’avenir et les voue à l’exclusion.

Si quelques-uns accèdent malgré tout à l’école, ils doivent alors faire preuve d’efforts exceptionnels pour choisir leur destin et accéder à des études supérieures contre l’avis de l’administration.

Il y va du sens de notre société dont la valeur doit se mesurer à son pouvoir d’offrir à un enfant ou un jeune, quelle que soit sa condition, les moyens d’apprendre, de grandir, de choisir un métier.

Invité-e-s : Anina Ciuciu, élève avocate, pour La Voix des Rroms - Liliana Hristache, présidente de l’association Rom réussite - Sheema Ben Abbes, médiatrice scolaire à l’Aset 93 - Joao, jeune majeur - Pierre Linguanotto pour CPMJIE

11h45 - 13h15 : Sortir du Franc CFA. Quelles causes, quelles conséquences, quelles solutions ?

Hortense Fangoe (journaliste) - Karine Oriot (journaliste et modératrice) - Mwazulu Dyabanza (Porte parole du Mouvement " Marron-Unité. Dignité. Courage ") - Louis Georges Tin (Président du CRAN)

13h30 - 15h : Appel pour la reconnaissance des crimes coloniaux - Focus sur le Cameroun, une guerre à l’origine de la Françafrique

Invités : Olivier Lecour Grandmaison, Thomal Deltombe et Manuel Domergue

15h15- 16h45 : Guadeloupe Mé67, 50 ans déjà - Les martyrs guadeloupéens victimes de la répression coloniale de mai 67

Le Comité du 10 Mai invite : Elie Domota, syndicaliste du LKP (visio conférence) - Luc Reinette, indépendantiste guadeloupéen (visio conférence) - Raymond Gamma, historien (visio conférence) - François Xavier Guillerme (journaliste) auteur du livre “Le sang des Nègres” - Jean-Paul Dessaux, syndicaliste (sous réserve) - Théo Lubin (modérateur)

17h-18h : "Je suis Bamboula" - Proclamation du Prix du Colonialiste 2017

Pour voter, cliquer sur le petit compteur à gauche de chaque photo pour classer les nominé-e-s ou ne choisir qu’un seul nom.

https://fr.surveymonkey.com/r/P5MBNW3

SALLE CLUB

11h -12h30 : Comment combattre concrètement les offensives et les idées d’extrême droite ?

Débat organisé par VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes) et le CUAFA 20ème (Collectif Unitaire Antiraciste et AntiFascistes)

12h45 - 14h15 : Le Secret défense, contre la vérité et la justice ?

organisée par le réseau "Justice pour Sankara, justice pour l’Afrique", avec le comité de soutien à Elisabeht Borrel, l’institut Ben Barka, SURVIE, Sortir du Colonialisme, et Au nom de la mémoire.

Bachir Ben Barka fera l’"historique" du secret-défense dans l’affaire Ben Barka et informera des dernières démarches judiciaires et autres.

Elisabeth Borrel témoignera de son combat pour connaitre la vérité sur l’assassinat de son mari, juge à Djibouti, que des réseaux franco-djiboutien ont tenté de faire passer pour un suicide.

François Graner, chercheur, auteur du livre Le sabre et la machette - officiers français et génocide tutsi témoignera de ses travaux sur le génocide des Tutsis au Rwanda et des blocages qu’il rencontre pour obtenir des documents pourtant déclassifiés.

Bruno Jaffré, animateur du réseau Justice pour Sankara, justice pour l’Afrique, auteur d’ouvrages sur Thomas Sankara, fera le point sur l’affaire Sankara et la demande de levée du secret défense par un juge burkinabè.

Mehdi Lallaoui, réalisateur, président de Au nom de la mémoire, témoignera des blocages rencontrés lors de ses travaux sur le 17 octobre 1961 et les massacres de Sétif en mai 1945.

Armelle Mabon, historienne, évoquera les obstructions à la manifestation de la vérité sur le massacre des ex-prisonniers de guerre tirailleurs"sénégalais" au camp de Thiaroye le 1er décembre 1944 et de la fraude scientifique au service d’un mensonge d’Etat.

Henri Pouillot, Membre du Bureau Exécutif National du MRAP, du Bureau National de l’ARAC, Président de "Sortir du Colonialisme", Témoin de la Guerre de Libération de l’Algérie interviendra sur les zones d’ombre de "l’affaire Maurice Audin" toujours couvertes par le secret défense.

14h30-16h : Cameroun, une guerre à l’origine de la Françafrique

proposé par SURVIE

Invités : Thomas Deltombe et Manuel Domergue, auteurs de "La guerre du Cameroun : l’invention de la Françafrique - Olivier Lecour Grandmaison

Thomas Deltombe et Manuel Domergue, auteurs de deux livres sur la guerre du Cameroun, replaceront les crimes commis durant la guerre secrète livrée par la France dans les années 50 et 60 dans leur contexte d’indépendance volée aux populations pour asseoir des régimes soumis à la volonté de la puissance coloniale.

Le Cameroun sera un laboratoire de la Françafrique pour laquelle, dès lors, tous les coups seront permis. L’armée française dans ce cadre, comme en Algérie, a appliqué la doctrine de la guerre contre-révolutionnaire et procédé à des massacres de populations, des assassinats ciblés et pratiqué massivement la torture.

Cette "guerre totale", niée par certains responsables politiques actuels est pourtant documentée et ses modalités revendiquées dans les rapports officiels auxquels les auteurs ont eu accès.

Des représentants de l’Union des Populations du Cameroun présenteront l’état actuel des luttes contre le régime néo-colonial installé depuis plus de cinquante années d’"indépendance".

DIMANCHE 5 MARS

SALLE FORUM

10h30 - 12h : Liberté de circulation et d’installation

Conférence organisée par la FASTI

Invitées : Prudence Riff et Josie Boucher, co-présidentes de la Fasti

12h15 - 13h45 : 1947-2017 L’insurrection malgache - Histoire Universitaire, Mémoires Populaires

Présentation de l’événement du 29 mars à l’INALCO

14h - 15h30 : Mémoire Eclatée, De la décolonisation au déclin de l’Occident

Nils Andersson invite Samir Amin philosophe, économiste franco-égyptien et président du Forum mondial des alternatives

et Vanessa Codaccioni Historienne et politiste, spécialiste de la répression politique. Maîtresse de conférences à l’université Paris 8, elle a publié un ouvrage sur les procès politiques pendant la guerre froide et la guerre d’Algérie, et, plus récemment, sur la justice d’exception et l’antiterrorisme.

Une réunion où seront posées les questions de l’intensité des luttes de libération et émancipatrices alors et aujourd’hui, des rapports de forces des luttes dans le monde et en France alors et aujourd’hui, de la répression contre les mouvements de libération et émancipateurs alors et aujourd’hui et des résistances alors et aujourd’hui.

Ce livre constitue un témoignage exceptionnel sur plus de 60 ans du parcours d’un homme depuis les années 50 à nos jours. Deux tiers de l’ouvrage raconte les années d’activités littéraires, théâtrales et éditoriales de Nils Andersson à Lausanne – la fondation de la Diffusion et des Editions de La Cité. En 1957, Nils Andersson rencontre Jérôme Lindon (Editions de Minuit), Jean-Jacques Pauvert (Editions Pauvert), et Robert Voisin (Editions de l’Arche) afin de leur proposer la diffusion de leur catalogue en Suisse. Il deviendra éditeur lorsque Lindon lui demande d’éditer La Question d’Henri Alleg, ouvrage interdit en France. Dès 1961, il diffusera également les Editions Maspero et deviendra, après de nombreuses publications liées à la cause algérienne, l’éditeur du Petit livre rouge de Mao et d’autres publications maoïstes. Après son expulsion de Suisse par le Conseil fédéral en 1966, il travaillera cinq ans à Radio Tirana (émissions françaises), puis il deviendra le diffuseur des maisons d’éditions françaises en Suède. A sa retraite, il s’installe à Paris et devient actif au comité scientifique d’Attac tout en s’engageant sur les problématiques des droits humains.

Cet ouvrage raconte également l’aventure de la décolonisation et de ce que Nils Andersson appelle le " déclin de l’occident ".

15h45 - 18h : Violences policières et Racisme d’Etat - Contre la Hogra étatique et institutionnelle

Invité-e-s : Le Comité pour Adama, en présence d’Assa Traore (sous réserve) - Ramata Dieng (Collectif Vie Volées) - Nacira Guenif (sociologue) - Comité Ali Ziri

18h15 : Proclamation du Prix du Livre Anticolonial

18h30 : LE RÉSEAU ENVIRONNEMENTAL AUTOCHTONE RÉAGIT A L’ÉVACUATION FORCÉE DES CAMPS DE RÉSISTANCE AU DAPL

Concerts : EDS, rap décolonial - Cihan, musicien et chanteur kurde

SALLE CLUB

11h- 12h45 : Racisme et colonialisme : Le cas d’Israël

Organisé par l’UJFP

Invitées : Rania Talala, Palestinienne de la diaspora, originaire de Jaffa et de Jérusalem, militante pour la cause palestinienne, auteur de textes sur la Palestine et fondatrice du premier blog francophone dédié à la cuisine palestinienne.

Tal Dor, Israélienne, auteur d’une thèse en sociologie intitulée "Vers une conscience radicale de libération : Récits palestiniens et israéliens de trans/formation décoloniale".

Revital Madar, Israélienne, doctorante du programme d’études culturelles de l’Université hébraïque de Jérusalem, co-fondatrice du mouvement "Mizrahit-Meshutefet" ("L’Orientale commune"), un mouvement de militants juifs orientaux de gauche.

13h - 14h15 Maghreb : Comment sortir du racisme antinoir ? - Les conséquences des migrations africaines subsahariennes, et le poids de l’histoire subie par les Noir-e-s du Maghreb

Invité-e-s :

Mireille Fanon - Mendès France Experte, ex-président du Groupe de travail des Nations Unies sur les personnes descendant d’Afrique, Conseil des droits de l’homme

Fabien-Didier Yéné, Militant Réseau Afrique Echanges Migrants

Karima Souid, ex députée-Constituante, Chef de projet chez Euromed Droits (REMDH) (en Visio conférence)

Joanes Louis, Avocat

Eléonore Bassop (modératrice)

Organisé par le CRAN

14h30- 16h : Cameroun : Quelle solution à la crise dans les régions dites anglophones, genèse d’une unité de façade ?

Partition, fédéralisme, la somalisation peut-elle permettre de répondre aux problèmes des populations ou ne faut-il pas apporter une réponse politique globale qui prenne en compte les particularités de chaque région dans le cadre d’un devenir commun ?

Au moment où la lutte s’intensifie dans les régions du nord ouest et du sud ouest avec pour seule réponse de la part du régime néocolonial de Paul Biya une répression aveugle, brutale, l’UPC se propose d’analyser la situation et de présenter les possibles solutions politiques. Plusieurs leaders d’opinions sont arrêtés, trois d’entre eux vont être présentés devant une cour militiaire et risquent la peine de mort.

Paul Biya, au pouvoir depuis 35 ans, ne cesse d’enfoncer le pays dans une crise politique, économique, sociale sans précédent en semant la terreur, la division et en tentant de créer les conditions du chaos après son départ. Il envisage, malgré tout, à 85 ans de se représenter aux prochaines élections présidentielles en 2018.

Invités : Njufom Samuel et/ou Essoh Moïse, tous deux membres du Bureau du Comité directeur de l’Union des Populations du Cameroun (UPC)

Plus d'infos : http://www.anticolonial.net

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