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25 août 2018 à 16 h

Présentation Performance poétique de Timba Bema à l’occasion de la sortie de son poème LES SEINS DE L’AMANTE

Au restaurant Moussa l'Africain - Paris 1er

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Timba Bema naît au quartier Bali à Douala, Cameroun, dénommé Bell Town à l’époque du protectorat allemand au début du 20e siècle. 

Très tôt son imaginaire est nourri par les légendes Duala, ainsi que par le sens tragique de l’histoire coloniale.

Une après-midi qu’il jouait au football au Parc des princes, l’ancienne cour des rois Bell, il pénètre, courant derrière le ballon, dans les ruines du palais construit par le roi Alexandre Douala Manga Bell. La vue de cette demeure en ruines lui fit prendre conscience de la nécessité de conserver le passé.

Sa propre famille est affectée par l’histoire de son pays. Du côté de son père, son arrière-grand-mère connut un officier allemand et de leur relation naquit un enfant métis. Quant à sa mère, ses parents et grands-parents furent assassinés en 1960 lors de la guerre d’indépendance.

Son goût pour les arts vient de ce qu’il grandit dans un environnement peuplé d’artistes. Le chanteur et pianiste Eko Roosevelt était son voisin. De temps en temps, il apercevait, passant dans la rue, Yves Lobé, le batteur des Black Styl’s, la chanteuse Beti Beti et sa soeur Annie Disco, sans oublier la majestueuse Villavienne dite Mama Villa, dont les duos avec Ebanda Manfred marquèrent la musique camerounaise.

Malgré cette passion pour la musique qu’il a gardée intacte, il s’est orienté vers la littérature parce qu’elle ne demande pas un lourd investissement de départ : juste du papier, un stylo, et on peut déjà se rêver écrivain. Il a commencé par rédiger des poèmes et participé à différents collectifs scolaires.

Après la lecture du Procès de Frantz Kafka, il comprit que sa vocation est l’écriture. Alors il se rapprocha du poète Valère Épée, son voisin, pour combler son ignorance de l’art poétique. Il rendit également de fréquentes visites au poète Fernando D’Almeida. Après son baccalauréat il étudia l’Économie à Yaoundé, où il côtoya le romancier et essayiste Séverin Cécile Abega.

En 2001, il quitte le Cameroun pour Nantes. Après avoir séjourné deux années à Paris, il vit et travaille depuis 2007 à Lausanne. Il est auteur de poésies, de nouvelles, de romans, et il participe à plusieurs associations et magazines littéraires.

Afin de donner à entendre ses mots, Timba Bema, qui est aussi un passionné de musique et joue des percussions, a conçu une performance poétique.

On dirait qu’il se livre à un rite chamanique où il embarque le public pour un voyage dans son univers, un univers qui plonge ses racines dans les berges du fleuve Wouri à Douala.

Elle combine des séquences musicales, chantées et déclamées sur une durée d’une heure. L’alternance entre parole, musique et chant permet de temps en temps de relâcher la concentration du public, et d’assurer une meilleure réceptivité de la performance. De plus, Timba Bema utilise un sampleur vocal, ce qui lui permet de créer un univers sonore particulier et des boucles à partir desquelles il déploie son poème.

La performance se veut interactive avec le public, en ce sens que ce dernier est régulièrement sollicité par l’artiste.

La performance peut s’accompagner d’un instrumentiste. Timba Bema travaille actuellement avec le guitariste Robert Bong et l’instrumentiste Edmée Fleury. 

Infos pratiques : https://www.facebook.com/events/217921792217924/

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