Festival-visions-d-afrique-2017
du 18 au 24 octobre 2017

Visions d'Afrique 2017, 18 films, 34 séances, 8 invités...

A Marennes et Saint-Pierre-d’Oléron (Charente-Maritime)

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18 films, 34 séances « grand public », 8 invités, 2 conférences, 2 expositions... la 8° édition de Visions d'Afrique sera copieuse et variée...

Cette 8° édition de Visions d’Afrique sera marquée par une double spécificité.

Elle consacrera une partie de son programme à un hommage au cinéaste-anthropologue Jean Rouch et accordera une place de choix à la Tunisie.

Jean Rouch nous a quitté en 2004. Il était né en 1917, il aurait eu 100 ans cette année.
Cet anniversaire donne lieu à de nombreuses manifestations.

Jean-rouch-visions-d-afrique

Visions d'Afrique a décidé de s'associer à cet hommage dédié à un cinéaste amoureux de l'Afrique, auteur de plus de 120 films. Deux de ces films, « Moi un noir » (1958) et « Jaguar », seront présentés, dans le cadre du festival, par Andréa Paganini, secrétaire général du centenaire, qui donnera en outre une ciné-conférence sur Jean Rouch et son œuvre cinématographique à l'Eldorado.

Pour compléter cet hommage, Visions d'Afrique installera, dans les halls de l'Eldorado et de l'Estran, une exposition sur les films de Jean Rouch qui seront aussi présents sur les écrans de Rochefort, le 12 octobre, au cinéma Appolo, avec la projection de la « Pyramide humaine » à l'initiative de l'association « Rochefort sur toile » et le 19 octobre, au lycée Merleau Ponty, où sera présenté « Jaguar ».

Les projecteurs seront braqués cette année sur la Tunisie.

Raja-Amari-credit-Cyril-HoltzCe pays sera au cœur du festival du fait notamment de la présence, comme invitée d'honneur, de la réalisatrice tunisienne Raja Amari (notre photo), l'une des figures de proue du nouveau cinéma tunisien.

Ses 4 longs métrages seront au programme dont « Satin rouge » (2001) qui, sélectionné à Berlin, l'a fait connaître internationalement, et « Les secrets » (2009), son deuxième long métrage.

Elle présentera son dernier long métrage « Corps étranger », sélectionné à la Berlinale en 2017. La réalisatrice exposera sa vision du cinéma et parlera de son travail au cours d'une leçon de cinéma.

La Tunisie sera présente également dans le volet littéraire : l'un des deux invités, Yamen Manai, est un jeune romancier tunisien, auteur de trois romans, « La marche de l'incertitude » (2010), « La sérénade d'Ibrahim Santos » (2011) et « L'amas ardent » (2017).

Elle le sera aussi par une une exposition, réalisée dans plusieurs médiathèques du Pays Marennes Oléron, consacrée à la présentation des caricatures de la dessinatrice tunisienne Nadia Khiari dont le chat « Willis from Tunis » se moque avec brio et humour des mœurs et de la vie politique de son pays.

La Tunisie sera enfin l'objet d'une conférence organisée le 16 octobre à l'Eldorado par l'Université du Temps Libre du pays Marennes Oléron, dans le cadre du partenariat avec Visions d'Afrique, en préambule au festival. Sophie Bessis, journaliste spécialiste de la Tunisie, parlera des « Femmes tunisiennes : d'hier à aujourd'hui ».

Le programme comportera aussi, comme tous les ans, les « Visions d'Afrique », c'est-à-dire quelques films caractéristiques de la production africaine récente. Cette sélection comprendra 9 films, 9 « Visions d'Afrique ». Elle mettra en valeur la qualité de la production des cinémas maghrebin et égyptien.

La Tunisie s'est particulièrement illustré depuis 2 ans avec notamment le premier long métrage de Ala Eddine Slim « The last of Us » couronné à Carthage et à Venise et le dernier film de Kaouther Ben Hannia « La belle et la meute » retenu dans la sélection Un certain Regard au festival de Cannes en 2017.

Les cinéastes algériens ont également produit des films qui suscitent un grand intérêt. Nous avons retenu « Maintenant ils peuvent venir », 3° long métrage de Salem brahimi qui évoque avec justesse les années terribles de la guerre civile.

La production égyptienne a aussi été de bonne qualité : nous avons choisi d'accorder une attention particulière au premier long métrage de Tamer El Said « Les derniers jours de la cité », journal de bord d'un cinéaste à la dérive.

Le cinéma de l’Afrique au sud du sahara occupera une place de choix. Parmi les films présentés figure bien évidemment le 4° long métrage d'Alain Gomis « Félicité » qui vient d'obtenir l'Ours d'argent à Berlin et qui a été couronné au Fespaco en février/mars 2017 (Etalon d'Or).

Dans cette sélection figure aussi « Wallay » de Berni Goldblat (Suisse-Burkina) qui a été sélectionné à Berlin et raconte le séjour dans sa famille burkinabé de Ady, jeune métis franco-burkinabé de 13 ans, que son père, qui a du mal à le maintenir dans le droit chemin, confie à la famille. C'est ce film qui a été retenu pour le programme particulier qui sera mis en œuvre avec les 5 collèges.

Sera aussi de la partie le récent film de Dani Kouyaté « Tant qu'on vit » (2016) qui a aussi pour thème les relations compliquées d'une émigrée Kandia, originaire de Gambie, avec son pays d'origine.

Notons enfin que le cinéma sud-africain sera présent, avec le film de John Trengove « Les initiés ».

La séance d'ouverture du festival, le mercredi 18 octobre 2017 à 20h30, débutera par la prestation d'un goupe musical nigérien, Studio Shap Shap, qui met des intruments nigériens traditionnels au service de rythmes et de sonorités actuelles. Le concert sera suivi de la projection de Félicité, le film d'Alain Gomis.

La présentation des films et l’animation des débats seront, comme les années précédentes, à Catherine Ruelle.

Visions d’Afrique mettra en œuvre bien entendu un chapitre scolaire important, l'objectif étant de familiariser les élèves de tous les degrés d’enseignement à des images et à des imaginaires différents de ceux que véhiculent ordinairement les médias, et à des situations qui se situent dans un autre contexte de civilisation.

Les écoles auront le choix entre La petite vendeuse de Soleil de Djibril Diop Mambéty et Un transport en commun de Dyana Gaye.

L'initiative prise en 2016 de réaliser un programme spécifique pour l'ensemble des collèges du Pays sera poursuivie et élargie puisqu'elle intéressera en 2017 cinq établissements. Ce programme sera mis en œuvre avec avec le réalisateur burkinabé Berni Goldblat et son film Wallay. Un programme particulier pour les élèves des classes spécialisées « cinéma » du lycée Merleau Ponty de Rochefort sera réalisé en 2017 et comportera cette année l'intervention de la réalisatrice tunisienne Raja Amari.

Le schéma de la séquence littéraire de 2016 qui associait deux écrivains, l'un orienté vers le public adulte, l'autre tourné vers le jeune public a donné satisfaction. Il sera donc reconduit en 2017.

Le romancier tunisien Yamen Manai interviendra auprès du public adulte à la médiathèque de Marennes et dans les classes de 3° et de 4° du collège du Château d'Oléron tandis que le programme destiné au Jeune Public sera mis en œuvre à Saint Pierre et à Saint-Denis par l'écrivaine ivoirienne Muriel Diallo qui a obtenu en 2012 le prix Saint Exupéry-Valeurs jeunesse.

Bernard Magnier sera là pour animer les séances et favoriser le dialogue entre le public et les écrivains.

Infos pratiques : http://www.visionsdafrique.fr/index.php/infos-pratiques

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