Femmes et prison en Afrique à travers le cas du Mali. Raisons de l'incarcération, conditions et réinsertion.

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CADE

 

15 février 2012 à 17h45

Femmes et prison en Afrique à travers le cas du Mali. Raisons de l'incarcération, conditions et réinsertion.

Ecole Nationale d'Administration - 2, avenue de l'Observatoire, 75006 Paris

Rencontre-débat

Intervenante : Assétou Ouya KOITE, ex-Directrice de la Maison d'arrêt des femmes 'Bollé" de Bamako, Mali.

Animatrice : Niamoye DIARRA, présidente de l'association AFIC/Coparents Diaspora et administratrice de la CADE

Courte illustration filmée en ouverture de séance

Dans tout groupe humain, il existe des personnalités qui s’orientent vers la délinquance, les femmes n’y échappent pas. Il y a pourtant des spécificités.

Coincées entre tradition et modernité, entre le marteau et l’enclume, les femmes africaines doivent assurer leur avenir, plutôt leur place dans un continent à la recherche de sa voie.

L’éducation, l’instruction, l’apprentissage sont prioritairement destinés aux garçons.

Ecartelées entre ces différentes contradictions, certaines d’entre elles craquent et finissent par commettre des délits. Ainsi les jeunes filles fiancées qui arrivent du village pour travailler et préparer leur trousseau de mariage peuvent tomber enceintes et se trouver face à une maternité non désirée. Elles ne peuvent plus retourner chez elles, c’est la honte, l’infanticide dans un acte de désespoir apparaît comme une solution.

Par ailleurs, il y a polygamie et polygamie : lorsqu’elles se trouvent dans la même concession, c’est-à-dire en cohabitation, comme dans le passé, les conflits sont fréquents. Certaines femmes deviennent violentes envers la co-épouse, là aussi, il peut y avoir homicide. D’autres encaissent la souffrance, il arrive qu’elles perdent progressivement la tête.

Quoiqu’il en soit, la rivalité ouverte ou cachée peut être transmise aux enfants et même au-delà aux générations suivantes.

La question de l’héritage, du veuvage, se pose également.

Pour ces raisons, elles se retrouvent en prison, c’est ce dont va nous parler Assétou Koité, première directrice de la prison de Bollé au Mali de 1997 à 2010.

Entrée gratuite / Pré-inscription recommandée sur www.afrique-demain.org, par courriel : cade@afrique-demain.org ou par téléphone : 01 43 48 14 67

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