Resto-Moke-2016
du 18 février au 19 mars 2017

Moké fils, Peintures populaires de Kinshasa

Espace culturel de Gurgy (89250)

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Fils aîné du grand Moké, Jean-Marie Odia Monsengwo, dit Moké fils est né en 1968 à Kinshasa (RDC).

Il a repris le nom de son père, les thématiques et son style pictural et n’a aucun problème pour reconnaître qu’il peint comme lui tant il en est fier et revendique clairement cet héritage.

Aspirant à faire de la peinture, Jean-Marie passait après l’école tout son temps dans l’atelier de son père Monsengwo Kejwamfi, dit Moké (1950 - 2001) où il commença à griffonner sur des papiers et à copier quelques-uns de ses tableaux. Ce n'est qu'après des études en pédagogie, qu'il décida de délaisser sa vocation d’enseignant pour se lancer, aux côtés de son père, dans une carrière artistique.

En 1997, sa première toile à huile fut offerte par son père à l’un de ses amis, en séjour à Kinshasa.

Expo-Moke-fils-Peintures-populaires-de-Kinshasa

Suite à ses premières réalisations, Moké Père le présenta comme le digne héritier de son métier. A la mort de celui-ci en 2001, Moké Fils prit pleinement la relève en restant fidèle à sa manière de peindre : « J’ai raison de faire comme mon père puisque j’ai travaillé longtemps avec lui. Et je cherche par ailleurs à répondre aux besoins ponctuels manifestés par ses admirateurs. Car la mort de ce dernier les avait tous surpris alors qu’ils avaient encore besoin de lui. C’était le temps de son apogée ».

Encouragé par des peintres, collègues et amis de son père : Chéri Samba, Chéri Chérin, Pierre Bodo et autres, il commence à accrocher ses oeuvres dans des expositions où il est présenté par ses aînés comme le chef de file d'une nouvelle génération d'artistes, représentative de la peinture sociale et populaire congolaise, dite peinture de rue.

Moké Fils bénéficie de la riche expérience de son père dont il emprunte les formes non
académiques dans un style figuratif dégagé des précisions anatomiques et des canons traditionnels de la peinture. Il peint des personnages trapus cerné par une ligne noire, à la limite de la caricature. Il utilise des couleurs industrielles, chaudes et vives qui donnent à ses tableaux une ambiance souvent joyeuse et débridée.

Moke-Demon-Cratie-2016

L'artiste est ainsi devenu le spécialiste des « kinoiseries » - ce qui rime avec tracasseries, désordre, jovialité et débordements populaires... Ses tableaux racontent avec humour la vie courante à Kinshasa, chaotique et haute en couleur. Ceux qui connaissent Kinshasa s’y retrouvent, les autres sont épatés par ces mises en scène colorées qui rappellent beaucoup la bande dessinée et le dessin d'humour.

Depuis son arrivée en Europe fin 2013, la peinture de Moké Fils évolue encore et s’inspire de
thématiques plus largement sociales comme « la sape », les réseaux sociaux, la politique en
République Démocratique du Congo aussi bien qu'internationale…

Il cherche désormais à dépasser les modèles de son père et faire appel à des références plus personnelles en vue d’imposer son propre style et diversifier sa production. Son inspiration touche d’emblée les couches populaires, en mettant l’accent sur chaque situation quotidienne.

Infos pratiques : http://www.gurgy.net/article-exposition-de-moke-fils-peintures-populaires-de-kinshasa-243.html

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