emoi-photographique-angouleme-2019
du 30 mars au 5 mai 2019

Le Gabonais Bunny Claude Massassa et le Congolais Baudouin Mouanda au festival l'EMOI PHOTOGRAPHIQUE

A Angoulême

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Créé par l'association éponyme, le festival L’Emoi Photographique a retenu le thème « Mystères et Enchantements, de l’obscurité à l’émerveillement » pour son édition 2019.

 festival 

 

« l’Emoi Photographique » 

Cette année, ce sont deux photographes africains qui sont présentés : Bunny Claude Massassa du Gabon avec son exposition « Envoûtement » et Baudouin Mouanda du Congo avec « Les fantômes de la corniche ».

« Les fantômes de la corniche » de Baudouin Mouanda

" En république du Congo, le soleil ne décline pas. Il tombe. Dès qu’il disparaît, une nuit d’encre engloutit Brazzaville. En raison des incessantes coupures de courant, les jeunes étudiants dès la nuit tombée vont réviser leurs leçons à la lumière des lampadaires.

Sans doute, c’est bien là le couloir de l’avenir. La soif d’apprendre est la plus forte. Pour s’instruire tous les moyens sont bons.

Baudouin-MOUANDA-Les-fantomes-des-corniches

© Baudouin Mouanda

Les grandes artères de la ville, comme les espaces publics : aéroport, ronds-points, jardins, cimetière, le soir... À la maison, rien ne marche, le bruit intempestif des casseroles, le manque d’électricité ou le délestage empêchent de se concentrer... et obligent à aller à la recherche d’un abri qui offre lumière et calme. Sur la corniche du fleuve Congo on aperçoit la lumière de Kinshasa. On recense dans ce petit pays d’Afrique occidentale 4,5 millions d’habitants, seulement 47% de la population urbaine a accès au courant électrique.

À Brazzaville, ces étudiants surnommés « les Fantômes de la corniche » du fait de trouver refuge dans ce qu’ils appellent « la grande bibliothèque à la belle étoile » munis de petite lampe, et y récitent leurs cours d’histoire ou de langues, comme si c’était le début de la folie... « Je me croyais vraiment fou... mais il existe de plus fous que moi » crie un malade mental en rigolant lorsqu’il écoute les étudiants avec lesquels il s’est familiarisé, qui répètent les cours en « perroquant ».

Baudouin-MOUANDA-Les Fantomes-de-la-corniche

© Baudouin Mouanda

En souvenir du passé de mon trottoir, où j’errais dans les rues à réciter mes cours, j’ai voulu réaliser ces photographies pour montrer les circonstances dans lesquelles des jeunes Congolais ou Africains se frayent leur passage dans ce monde et espèrent en l’avenir. » Car le manque d’électricité en Afrique pousse des nombreux jeunes du continent à émigrer vers les pays de Lumière. Et ralentit le développement de l’Afrique. "

Baudouin Mouanda

« Envoûtement » de Bunny Claude Massassa

" Envoûtement parle de l'emprisonnement de mon âme
jusqu’à sa libération.
Un attachement profond entre l’homme et l’être.
L’existence de deux mondes qui sont étroitement liés,
invisible à l’homme sauf à celui qui tend vers son
rapprochement.

Envoutement-de-Bunny-Claude-Massassa

© Bunny Claude Massassa

L’emprisonnement de cette vie.
Une vie symbolique de l’univers enfouie dans ses dogmes
inutile mais utile au mortel qui sans cesse s'éloigne du soi
(son être supérieur)
Je suis née dans un corps, ma réincarnation fait de moi un
être meurtri.
Ce sang qui coule est un sang sale (plein de haine inutile que
j’ai à tort ou à raison côtoyé).
Elle ne se déverse pas aujourd’hui comme une souffrance
mais plutôt comme une libération de mon âme, de mon être,
de mon Moi. "

Bunny Claude Massassa

Renseignements : www.emoiphotographique.fr

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