Expo-KRO.N
18 octobre 2019

Exposition-événement de l'artiste KRO.N. autour de la question migratoire aux Comores

Au 6 rue Sadi Carnot à Bagnolet (93)

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Le Groupe PNEI ERA Immobilier accueillera un événement inédit, d'abord prévu le 13 septembre, annulé pour cause de grève et reporté au 18 octobre, mêlant à la 2ème exposition personnelle de KRO.N., une campagne de levée de fonds organisée autour d’un cocktail à thématique comorienne, suivie d’une performance littéraire et, pour finir, d’un showcase.

Influencé par l’esprit originel de la culture hip-hop, soit une volonté de transmuer toute la force destructrice des ghettos afro-américains en force vitale, et plus récemment par le street art, à qui il emprunte son pouvoir de revendication en pleine rue, l’artiste connu sous le pseudonyme de KRO.N porte un soin particulier à n’exposer qu’une fois motivé par la nécessité de soutenir une cause.

C’est ainsi qu’il aura mobilisé ses supports et ses outils favoris (affiches publicitaires, rouleaux de peintures, pastels gras et feutres acryliques, sa palette aux couleurs primaires) afin de représenter en quelques tableaux, les clichés (au sens photographique du terme) d’une mémoire traumatisée par les migrations de mort entre Anjouan et Mayotte.

Une ville portuaire à la mer ensanglantée, un homme qui se noie, la prière d’une femme, le regard médusé de la conscience internationale, le regard réprobateur du divin.

Les oeuvres de cette exposition ont été créées pour contribuer au financement d’une pièce de théâtre intitulée : « Cette terre n’est pas la mort à boire ». Mise en scène pour juin 2020, cette dernière est une épopée lyrique immergeant le spectateur au coeur d’un abysse, qui chaque année referme ses portes sur des milliers de Comoriens perdant ainsi la vie en mer. Un exil périlleux entre deux îles.

Elle sera jouée dans trois salles parisiennes, avec la collaboration de la MPAA Bréguet et du Centre Paris Anim’ Victor Gelez.

En effet, la pièce retrace l’itinéraire vers la mort, une réalité dont KRO.N lui-même tente de faire le deuil en la sublimant par l’image. Une réalité paradoxalement méconnue en France métropolitaine, alors même qu'elle implique un de ces départements de l’Océan indien.

Et enfin une réalité à portée mondiale, du fait que ce type de migrations tragiques défraient les chroniques médiatiques de plusieurs pays européens, pays dont les rivages et les côtes s’avèrent, ultimement, des tombeaux à ciel ouvert pour tant de migrants.

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