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emoi-photographique-angouleme-2017
du 25 mars au 20 avril 2017

4 photographes africains présentés au festival Emoi photographique

A Angoulême

 
Créé par l'association éponyme, ce rendez-vous photographique a retenu le thème de l’Histoire et les petites histoires pour sa cinquième édition.

L’Afrique étant un sujet récurrent de la programmation de l’association, cette année, ce sont quatre photographes africains qui sont présentés (Warren SARÉ, Louis OKE AGBO, Arnaud MAKALOU et Baudouin MOUANDA).

« La dernière carte »

Fasciné par la photographie depuis tout petit Warren Saré devient photographe en 1986 lorsqu’il obtient son premier appareil photographique. Il désire sortir de la pratique traditionnelle du portrait au Burkina Faso et se lance dans la réalisation de reportage de société.

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« La dernière carte » est un de ses reportages au long cours qui présente les anciens combattants burkinabés et béninois ayant combattu sous le drapeau français, il a été soutenu et présenté en 2014 par l’Institut français de Ouagadougou, en 2013 par la Vénerie à Watemael-Boitsfort Belgique. Il n’a jamais été présenté en France.

« Folie »
Au Bénin la folie a été longtemps synonyme de déchéance et de relégation sociale.

Louis-OKE-AGBO-Folie

L’introduction de nouvelles thérapeutiques a contribué à faire accepter la maladie mentale comme objet de soins mais la question de la guérison encore incertaine génère dans la société des réactions de crainte et de protection.

Les progrès thérapeutiques ont néanmoins permis l’ouverture des portes de l’asile tandis que la société ouvrait les siennes en reconnaissance des droits et des devoirs envers ceux qu’elle nommait confusément infirmes, incurables, invalides, incapables, en leur permettant l’accès au statut de handicapé avec la loi d’orientation 75-534 du 30 juin 1975.

Louis Oke Agbo a travaillé avec l’ONG Vie et Solidarité pour que sa photographie contribue à susciter une action d’entraide envers les personnes atteintes de folie dans son pays.

Etre-ouvrier-a-Brazza-Arnaud-Makalou« Etre ouvrier à Brazza »


Au Congo, Arnaud Makalou pose son regard sur des jeunes ouvriers dans les sociétés d’extraction de pierre coréennes et chinoises installées à Brazzaville depuis fort longtemps.


Pour montrer non seulement la réalité de leur quotidien mais aussi tenter de raconter une histoire ordinaire pour les générations à venir du monde.

 

« Se débrouiller pour devenir grand ! »

C’est ici dans la chaleur suffocante dans les rues de Bacongo, que Baudouin Mouanda décide de poser son regard sur les petits métiers dans le but de se poser la question : Comment se débrouiller pour devenir grand ?

Se-debrouiller-pour-devenir-grand-Baudouin-Mouanda

Difficile de répondre tout de suite, pourtant la réponse est claire, mais complexe lorsqu’on veut grandir tout de suite. Il pense au photographe ambulant qu’il était à l’époque, au collège, au lycée… une itinérance photographique !

Il regarde autour de lui, beaucoup parlent de métiers, certains parlent même des petits métiers, sauf, qu’il n’existe pas de petit métier, sinon devenir grand ne serait plus optimiste.

Ce travail n’a jamais été exposé.

Renseignements : www.emoiphotographique.fr

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