Salif-Keita
30 août 2018

Salif Keita + BCUC + Femi Kuti + Tshegue

A La Villette - Paris 19ème

Partager cet article

Salif Keita, une des plus grandes voix du continent africain, vient célébrer son demi-siècle de carrière. 
 

BCUC aka Bantu Continua Uhuru Consciousness, collectif sud-africain, sera en featuring avec Femi Kuti. En première partie, le duo parisien Tshegue métisse tout ce qu’il touche, entre rumba congolaise et punk-funk.

SALIF KEITA

C’était en 1968, Salif Keita faisait sa propre révolution : rompant avec sa famille - princière - qui s’opposait à son désir de devenir chanteur (fonction réservée à la caste des griots), il s’installait à Bamako et faisait ses débuts sur les places de marché, les cafés et les discothèques. Peu après, il ralliait le Rail Band du saxophoniste Tidiani Koné, dont le succès dans toute l’Afrique de l’Ouest a porté sa renommée.

Un demi-siècle plus tard, Keita est reconnu comme une star de la musique africaine. Pour la beauté de sa voix, et pour sa capacité à conserver l’esprit de ses racines mandingues et ses instruments traditionnels dans des productions d’envergure internationale. On ne peut que se réjouir de retrouver le grand chanteur, inventeur d’une afro-pop qui a fait le tour du monde, dont les apparitions se sont raréfiées ces dernières années, au cœur d’une soirée qui célèbre le dynamisme créatif de l’Afrique.

BCUC FEAT. FEMI KUTI

Il faut le voir pour le croire : sur scène, les BCUC tutoient effrontément la perfection. Ça crie, ça siffle, ça frappe, ça prêche, ça gronde. Bref, ça vit puissance 1000. Un concert raté du groupe de Soweto, c’est un concept qui n’existe même pas.

Spirituelle, habitée, déchainée, leur musique doit autant aux traditions ancestrales d’Afrique du Sud qu’aux plus abrasives déclinaisons de la sono mondiale, du punk au hip-hop en passant par les crescendos du post-rock ou les ostinatos de la funk. Une thermodynamique qui n’est pas sans rappeler le roi Fela. C’est donc un petit événement de les voir partager la scène de l’héritier naturel du maître de l’afrobeat, le saxophoniste et chanteur Femi Kuti. Une rencontre inédite sous forme de vibrant passage de relais.

TSHEGUE

Pour beaucoup, c’est l’une des révélations de l’année. Par la grâce d’un EP électrique (Survivor) et d’une poignée de concerts électrisants (des Transmusicales à Banlieues Bleues), ce binôme est devenu l’obscur objet du désir de l’électro punk hexagonal. Il faut dire que la collision entre le chant magnétique de Faty Sy Savanet et les percussions épileptiques de Nicolas “Dakou” Dacunh provoque des étincelles ardentes.

Quasi impossible à catégoriser, leur musique peut changer de visage à chaque instant : sophistiquée puis sauvage, dansante puis minimale, organique puis synthétique. Pas étonnant que le site Vice US ait déclaré à leur sujet : « This Afropunk singer should be very very famous » (« Cette chanteuse afro punk pourrait devenir très, très célèbre »). Les paris sont lancés.

Infos pratiques : https://lavillette.com/evenement/jazz-salif-keita-bcuc-femi-kuti/

Article précédent
Du rock blues algérien avec SIDI BEMOL
Article suivant
UNIVERSITES DE LA RENTREE PRESENCE AFRICAINE - Les identités afro-diasporiques en actes
 
Ajouter un Commentaire
Code de sécurité
Rafraîchir