Lionel-Loueke-The-Journey
3 octobre 2018

Le guitariste béninois LIONEL LOUEKE en concert

Au Bal Blomet, Paris 15ème

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Lionel Loueke est un artiste à l’univers musical totalement inclassable.

Il faut écouter ce guitariste-chanteur virtuose pour comprendre sa singularité. La séduction immédiate de sa musique nait d’un style qui a de quoi surprendre !

« Je n’ai jamais rencontré un musicien aussi incroyable que lui » souffle Herbie Hancock, bluffé en découvrant Loueke lors de son audition d’entrée au Thelonious Monk Institute, qui scelle une ascension fulgurante.

Lionel-LouekeJean-Baptiste-Millot

Car ce musicien de génie au double héritage, nourri des musiques d’Afrique de l’Ouest et du jazz occidental a grandi au Bénin, et n’a touché sa première guitare qu’à 17 ans. Repéré dans son pays natal, il monte étudier le jazz à l’American School of Modern Music de Paris, puis s’envole pour les États-Unis avec une bourse d’études à l’Université de Berklee, avant son entrée remarquée au Monk Institute, qui fera de lui le collaborateur régulier des plus grands : Wayne Shorter, Sting, Chick Corea, et bien sûr Herbie, qui le prend sous son aile.

Synthèse d’influences, son album The Journey est construit autour de la personnalité musicale unique de Loueke, qui mélange de façon toujours inattendue ses riches harmonies vocales, claquements de langue et chansons douces africaines, à un jeu de guitare inimitable et percussif, qui fait sonner l’instrument comme tout un orchestre.

Dans cette aventure, Loueke est rejoint par une palette impressionnante de guests, dont les horizons musicaux s’étendent du rock de The Who avec le bassiste Pino Palladino, jusqu’à la clarinette solo de l’Orchestre National de France (Patrick Messina), en passant par les cordes jazzy de Vincent Ségal et Mark Feldman, ou les percussions du brésilien pape de la frappe Cyro Baptista.

Aux manettes de l’enregistrement, on retrouve le maestro américain Robert Sadin (Gershwin’s World de Hancock, ou Alegria de Wayne Shorter, tous deux récompensés d’un Grammy Award, c’était lui), passionnément impliqué dans ce projet insolite à la croisée des chemins.

Le résultat ? Un disque aux sonorités dingues, d’une superbe humanité, qui alterne les ballades pleines d’espoir (Molika, Kába), les chants consolateurs (Vi Gnin, berceuse touchante à un enfant qui a perdu sa mère) et les morceaux les plus rythmés, irrésistibles (Gbê, Dark Lighting).

« Avec ce projet, j’ai l’impression d’avoir trouvé la vraie raison pour laquelle je suis musicien » nous dit Loueke. Et quelle bonne raison !

Infos pratiques : http://www.balblomet.fr/events/lionel-loueke/

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