EMEL-Mathlouthi
29 octobre 2019

La tunisienne EMEL MATHLOUTHI en concert

Au Café de la Danse, Paris 11ème

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Emel Mathlouthi, chanteuse tunisienne basée à New York, sera en concert au Café de la Danse le 29 octobre prochain.

Sa dernière vidéo, "Wakers of the Wind", est extraite de son nouvel album "Everywhere We Looked Was Burning", sorti le 27 septembre dernier.

Réalisée par Emel elle-même, la vidéo présente des images du making of de l'album, combinées à des prises de vues épiques et lyriques présentées comme des hommages à la nature, à la vérité et à l'acte de création. « "Wakers of the Wind" est une quête personnelle de liberté, une évasion des stéréotypes et des doutes. C'est une prise de position contre les nombreuses forces qui cherchent à réduire individus, société et planète à quelque chose de moins que ce que nous sommes. C'est un appel à vivre nos propres vérités et à nous éveiller, comme le vent, aux voyages des autres », explique Emel à propos de cette chanson.

"Wakers of the Wind" est le troisième extrait de l'album après les sorties de "Rescuer" et "Footsteps". Pour la première fois, Emel choisit de s’exprimer en anglais sur la majorité de l’album, alors qu’elle n’avait auparavant enregistré qu’une poignée de titres dans cette langue. Ce choix est inspiré par son installation à New York, la découverte de la poésie très imagée de Rainer Maria Rilke et T.S Elliott, et en repensant à la place importante que tenait la musique chantée en anglais durant son adolescence.

Elle loue une maison à Woodstock, dans la campagne de New York et se met à « écrire sur la nature ainsi que sur la beauté et les luttes de notre époque ». Dirigée par sa volonté de produire un son unique, Emel Mathlouthi s’est toujours attachée à explorer avec une passion curieuse tous les aspects du processus de création musicale : de son écriture, plus proche de la poésie que de la chanson, jusqu’à son goût pour les sons déstructurés et atmosphériques. C’est ce qui la conduisait, à opérer un virage électronique sur lequel la musicienne s’engage avec plus de radicalité et de précision.

Alors que les synthétiseurs occupaient une place majeure de son dernier opus, ils offrent un espace ici aux violons, guitares électriques et au piano. Les sonorités proches du trip-hop qui faisaient le sel de sa musique laissent place à une approche plus proche de l’ambient, inspirée par le travail de jeunes artistes tels qu’Arca ou Ben Frost. Par ailleurs, en choisissant une production minimaliste et imagée, elle recentre presque inconsciemment l’attention sur sa voix et sur sa poésie.

Portée par la capacité d’écoute et le talent de ses collaborateurs (Steve Moore (Zombi), Ryan Seaton (Lower Dens), Ash Koosha, Amine Metani (Arabstazy), Karim Attoumane), Emel a pu libérer sa créativité et parfaire son approche sonore.

Infos pratiques : https://www.cafedeladanse.com/emel-mathlouthi/

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