Kuzola-le-Chant-des-Racines-de-Hugo-Bachelet
20 juin 2018

Kuzola, le Chant des Racines de Hugo Bachelet

Sortie en salles de cinéma

Partager cet article

Pour l’enregistrement de son nouvel album, la chanteuse d'origine angolaise Lúcia de Carvalho entreprend un voyage à travers le monde lusophone (Portugal, Brésil, Angola).

Mais ce projet de disque est avant tout l'occasion d’une aventure personnelle pour Lúcia, un pélerinage sur les traces d’une identité morcelée, à la recherche de ses racines.

Sous l’œil du réalisateur Hugo Bachelet, l’artiste strasbourgeoise d’adoption livre un parcours sincère et touchant, exemple rayonnant de métissage culturel heureux.

Qui est Lúcia de Carvalho ?

Lúcia fait partie de ces gens qui ont transité d’un pays à l’autre, d’une culture à l’autre, d’une mère à l’autre. En 12 ans, elle a été propulsée dans 3 pays, des bras de sa mère biologique angolaise au dortoir d’un orphelinat à Lisbonne, pour être finalement adoptée par une famille alsacienne.

Lorsque Lúcia (alors âgée de 16 ans) intègre Som Brasil, un groupe de musique traditionnelle brésilienne basé à Strasbourg, elle voit là une occasion de reprendre enfin le dessus sur son histoire. Pour la première fois de sa vie, elle se voit offrir la possibilité de rejoindre une troupe, de l’adopter à son tour en quelque sorte.

Une culture d’adoption qu’elle n’a pas choisie par hasard. Un modèle rassurant, familier par la langue (le portugais), et auquel elle se sent liée par des souvenirs qui remontent à l’enfance. Comme lorsqu’en Angola, avec sa mère et ses sœurs, elles reprenaient en cœur les chansons brésiliennes entendues à la radio.

Arrivée dans la troupe comme danseuse, on lui propose rapidement d’en devenir la chanteuse principale. Lúcia passe 10 ans à sillonner les routes en tournée avec le groupe, présentant un répertoire traditionnel et populaire au public français et international.

En 2009, Lúcia choisit de se lancer dans une carrière solo, en se forgeant un répertoire plus personnel. Sur une base de musique traditionnelle brésilienne, elle enrichit ses morceaux d’influences plus pop, funk ou reggae, héritées de son adolescence française.

Les années passent, les concerts s’enchainent et le public découvre une artiste solaire et attachante. Mais en coulisses, le besoin vital de se reconnecter avec l’Afrique de ses ancêtres se fait sentir. Il est temps pour Lúcia de prendre la route, et de remonter le fil de sa propre vie à l’occasion d’un nouvel album au sens tout particulier...

Article précédent
Les Tambours de Brazza présentent leur nouveau spectacle KIKULU
Article suivant
Baatou Africa, festival des documentaires africains
 
Ajouter un Commentaire
Code de sécurité
Rafraîchir