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Expos / Afrique

L’Afrique s’expose au niveau 4 du Centre Georges-Pompidou

Jusqu'au 7 mars 2016 - Musée National d’Art Moderne - Niveau 4 du Centre Pompidou, Paris Nouvel accrochage, de nouveaux artistes apparaissent au niveau 4 du Musée National d’Art Moderne.

« Une histoire. Art, Architecture et design des années 1980 à nos jours », ce nouveau parcours propose de découvrir 400 œuvres de près de 200 artistes. Certains sont africains et majeurs dans l’histoire de l’art contemporain. La chasse à l’œuvre est lancée.

A peine le temps de chercher et déjà dans la salle 3, intitulée « une autre histoire », nous découvrons certains artistes dont les noms nous évoquent cet autre continent, l’Afrique.

A l’entrée, un cartel nous apprend que 1989 avec l’exposition « Magiciens de la Terre » fait date dans l’Histoire de l’art. Cet événement présenté dans la grande Halle de la Villette exposait pour moitié des artistes occidentaux et offrait une place inédite à des artistes jusqu’alors totalement absents des cartes. Depuis, nombre d’artistes africains sont devenus des acteurs aguerris de ce monde de l’art (cf : Samuel Fosso, Vitshois Mwilambwe Bondo, Body isek Ingeles, Okwui Enwezor, Barthélémy Toguo, Chéri Samba, Bill Kouélany, Goody Leye, Steve Bandoma…). 

Dans le New-York des années 1980, Jean-Michel Basquiat est seul à produire un art politisé et à revendiquer ses racines africaines.

Le nigérian Okwui Enwezor crée en 1997 la biennale de Johannesburg et est commissaire de la Documenta 11 à Kassel en 2002.

Aujourd’hui, l’artiste américain Glenn Ligon est à l’origine du mouvement « Post Black Art ». Il désigne des artistes ayant dépassé la question de la couleur de leur peau dans leur pratique artistique.

Samuel-Fosso-Le-Pirate

Samuel Fosso - Le Pirate. 


Le photographe camerounais Samuel Fosso, exposé salle 3, est connu pour ses autoportraits pleins d’humour, ses mises en scènes iconoclastes et sa liberté d’expression surprenante dans une société africaine très formatée.

Sous un narcissisme apparent Samuel Fosso réalise une nouvelle manière de dire l’histoire d’un collectif africain. « Je porte la vie des autres, ce n’est pas du déguisement, c’est l’histoire du malheur et de la souffrance. J’ai voulu commémorer ceux qui ont lutté pour les droits des Noirs, ceux qui ont eu le courage d’affronter l’avenir. Je l’ai fait pour que leur image ne soit pas oubliée, et qu’ils entrent dans l’histoire visuelle de l’Afrique à travers ma propre image.» précise Samuel Fosso. (In Wikipédia Samuel Fosso).

Le mozambicain Gonçalo Mabunda, Jean-Michel Basquiat, Samuel Fosso et Glenn Ligon sont également présentés dans la salle 3. Tous nous racontent une autre histoire, une autre vision de la colonisation et du présent.

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Frédéric Bruly Bouabre, l'inventeur d'une écriture noire.

L’œuvre de Frédéric Bruly Bouabré : Une cosmogonie sur papier canson

Plus loin dans l’exposition, au détour d’une salle, on découvre l’œuvre monumentale de l’artiste ivoirien et autodidacte Frédéric Bruly Bouabré : une cosmogonie sur papier canson.

Son médium : des stylos billes et des crayons de couleurs.

Décédé cette année et ayant été exposé en 1989 dans « Magiciens de la Terre », Frédéric Bruly Bouabré a créé un langage syllabaire de 448 signes afin de préserver de l’oubli la culture Bété.

Son œuvre,faite de petites cartes en carton, retranscrit des contes, des textes, des motifs et des poèmes bétés.

Une œuvre étonnante à découvrir avant de se laisser porter par ce nouveau parcours, à l’image de notre société mondialisée et en constante évolution.

Eva Dréano

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