Abdallahi, le serviteur de Dieu de Dabitch et Pendanx

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Abdallahi le serviteur de DieuBandes dessinées
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Abdallahi, le serviteur de Dieu
de Dabitch et Pendanx
Futuropolis
Le grand voyage de René Caillié superbement mis en scène et dessiné ! Un retour en arrière de près de 2 siècles !

 

René Caillié, le 1er homme blanc à décrire Djenné, à ressortir vivant de Tombouctou, reste un mystère, de quelle force était-il habitée pour entreprendre au péril de sa vie un voyage de 4500 kilomètres à pied durant 2 ans du Sénégal au Maroc ?

C'est le récit de cet exploit que le scénariste Christophe Dabitch et le dessinateur Jean-Denis Pendanx relate dans une BD exceptionnelle intitulée Abdallahi, le serviteur de Dieu.

Abdallahi, le nom d'emprunt de René Caillié, qui pour se faire accepter et atteindre Tombouctou, se fit passer pour Arabe et musulman.

Le récit démarre à Saint-Louis de Sénégal, les autorités françaises de l'époque ne veulent pas l'aider financièrement, il décide de partir seul en avil 1827, depuis Kakondy en Guinée, Djenné en mars 1828 et Tombouctou en avril 1828 marquent l'apogée de son voyage, il sera encore ensuite le 1er homme blanc à traverser le Sahara occidental du sud au nord pour arriver à Tanger épuisé mais sain et sauf en septembre 1828.

Abdallahi n'est pas une retranscription fidèle des écrits de René Caillié dans son récit Voyage à Tombouctou, c'est une interprétation libre totalement assumé par ses auteurs.

Arafanba, l'un des guides de René Caillié, très présent dans la BD, a bel et bien existé mais René Caillié n'a presque rien dit de lui. Le questionnement religieux de l'explorateur est aussi longuement abordé mais il fut toujours pudique sur son voyage "intérieur".

Alors le mystère demeure mais la magie opère, rendant hommage "au plus intrépide voyageur des temps modernes" salué dans ces termes par Jules Vernes en personne.

 

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L'étrange postérité de René Caillié

Chaque époque interpréta différemment son voyage.

Ouvreur de l'empire colonial français en Afrique à la fin du XIXè siècle et au début du XXè siècle, il devint sous le régime du Maréchal Pétain l'incarnation d'un fils du peuple qui triomphe grâce à sa volonté.

Plus récemment, il fut considéré comme un des premiers africanistes : humaniste, anti-esclavagiste.

Et au fil du temps, il prit place aux côtés des grands explorateurs, il fut ainsi surnommé "le Marco Polo de l'Afrique", "le Christophe Colomb continental". 


Maxime Bonin

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