Invictus de Clint Eastwood

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Invictus_de_Clint_EastwoodFilms / Afrique du Sud
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Invictus
de Clint Eastwood
Warner Bros Pictures
« One team, one nation »

 

Entre biopic bienveillant de Mandela et film sur le rugby, Clint Eastwood produit avec Invictus une œuvre à la croisée des genres qui pêche par l’absence de projet clair et finit par rater sa cible.

Mandela en supporter des Springboks

L’enjeu était de taille : montrer l’implication passionnée et calculatrice du premier président sud-africain noir dans la victoire de l’équipe de son pays à la Coupe du monde de rugby de 1995 organisée justement sur ses terres.

Mandela, décrit ici comme un homme attentionné et acharné au travail prend vite conscience de l’enjeu politique que peut représenter une victoire de l’équipe nationale dans la réunification de l’Afrique du Sud.

Il va ainsi se rapprocher du capitaine François Pinaar (interprété par Matt Damon) et manifester tout son enthousiasme pour les Springboks, une équipe composée de Blancs dont certains joueurs sont notoirement racistes.

Un essai pas vraiment transformé

On connaît le penchant d’Eastwood à produire des œuvres à l’eau de rose, pleines de bons sentiments. Mais alors que cette ficelle fonctionne plutôt bien dans quelques-uns de ses précédents films, à l’image de Sur la route de Madison ou Mystic River, le résultat est ici bien peu probant.

La scène où le capitaine visite la cellule où fut enfermé Mandela sur Robben Island est peu crédible, et les plans au ralenti à la fin de la finale, lorsque les Springboks prennent le dessus sur les Néo-zélandais, pas très recherchés.


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Chester Williams, le seul joueur noir de l’équipe

Très rapide, l’ailier des Springboks Chester Williams est un symbole fort dans l’équipe sud-africaine lors de cette coupe du monde 1995.

Dans le film, on comprend bien l’enjeu que représente sa présence dans l’équipe, alors même qu’il est blessé et qu’il doit manquer les premiers matchs.

Avant lui, seuls deux joueurs noirs avaient intégré l’équipe nationale. Il s’agit d’Errol Tobias et d’Avril Williams, le propre oncle de Chester.

Romain Dostes

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